Jeudi 10 juillet 2008
Interviews

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Budget de l'Etat : mieux dépenser en 2009

Interview d'Eric Woerth, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique
Les Echos, le 10 juillet 2008: " Entre 3 et 5 milliards d'euros de moins-values sur les rentrées fiscales de 2008 "
Propos recueillis par Jean-Francis Pécresse


Le projet de budget 2009 " s'élabore sous une contrainte extrême ", prévient le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique. L'Etat supprimera l'an prochain de 7.000 à 9.000 postes de fonctionnaires de plus qu'en 2008.  


La croissance fléchit, l'inflation progresse : faut-il s'inquiéter pour la situation budgétaire, déjà dégradée, du pays ?


Il n'est pas dans ma nature d'être inquiet, mais il est certain que la période de difficultés économiques que nous traversons rend la situation budgétaire encore plus complexe. La poussée d'inflation entraîne des augmentations de dépenses contraintes coûteuses pour les finances publiques. En 2008, nous devons absorber entre 2 milliards et 2,5 milliards supplémentaires d'intérêts de la dette. Malgré cela, je conserve l'objectif que les dépenses de l'Etat n'évoluent pas plus vite que l'inflation cette année.


Mais plus vite que l'objectif inscrit en loi de Finances initiale ?


Pas du tout. Il faut effectivement tenir au maximum la dépense. Et c'est d'autant plus nécessaire que les chocs extérieurs sur notre économie font que les recettes fiscales attendues ne sont pas au rendez-vous. A ce stade de l'année, je chiffre entre 3 et 5 milliards d'euros les moins-values sur les rentrées fiscales de 2008. La TVA reste en ligne avec les prévisions, ce qui confirme la bonne tenue de la consommation. La dégradation se concentre sur deux impôts : l'impôt sur les sociétés, qui devrait rapporter entre 1 et 3 milliards de moins que ce qui était inscrit en loi de Finances, et l'impôt sur le revenu dont le rendement serait, lui, inférieur de 1,5 à 2 milliards d'euros à ce que nous attendions. Pour ce dernier, cela traduit essentiellement le dynamisme des crédits d'impôt.

Comment, dans ces conditions, empêcher une plongée du déficit budgétaire 2008, qui a été voté à 41,7 milliards d'euros ?


D'abord, nous allons utiliser toute la marge de manoeuvre que nous donnent les 6 milliards d'euros de crédits déjà mis en réserve. Sur ce total, environ la moitié devrait être annulée. Ensuite, tout cela ne modifie pas notre dernière prévision de déficit public 2008, qui avait été actualisée au printemps à 2,5 % du PIB.

Nous n'avons pas de mauvaises nouvelles du côté des comptes de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales. Nous devrions tenir le déficit du régime général à 8,9 milliards d'euros. Avec Roselyne Bachelot, nous allons nous en donner les moyens en annonçant fin juillet des mesures sur l'assurance-maladie, dont certaines pourront entrer en vigueur dès cette année.

Vous souhaitez appliquer dès 2008 une partie du plan d'économies de 4 milliards d'euros prévu pour 2009 ?


C'est bien mon intention.

La règle de gel des dépenses en volume sera-t-elle reconduite dans le budget 2009 ?


Oui, c'est mon objectif pour les trois années à venir. Et avec une prévision d'inflation de 2 % l'an prochain. C'est exigeant, car nous devrons absorber l'incidence de l'inflation 2008 sur certaines dépenses indexées. Et, comme en 2008, nous l'appliquons à un périmètre étendu aux prélèvements sur recettes. Je me pose même la question de l'élargir aux dégrèvements fiscaux. Dès le budget 2009, nous devons aussi nous doter d'un objectif d'évolution des dépenses fiscales à l'image de l'objectif d'évolution des dépenses maladie. Il s'agit d'avoir un système d'alerte sur les niches fiscales.

Le prochain budget marquera par ailleurs une avancée dans la chasse aux sous-budgétisations. Nous avons déjà bien progressé sur l'aide médicale d'Etat et les opérations militaires extérieures, les Opex. Celles-ci vont continuer d'être budgétisées plus proches de leur vrai coût. Mais nous avons encore trop de sous-budgétisations en matière d'exonérations de cotisation. Une partie de la dette contractée par l'Etat envers la Sécurité sociale s'est ainsi reconstituée en 2007 et, dans une moindre mesure, en 2008.

Il nous faut encore progresser dans la clarification des comptes. Nous allons régler le problème des 23 milliards d'euros de dette cumulée de la Sécurité sociale en les transférant à la Caisse d'amortissement de la dette sociale, la Cades.

Et comment allez-vous le financer ?


Il est économiquement possible de transférer à la Cades une partie des recettes aujourd'hui affectées au Fonds de solidarité vieillesse.

Le Premier ministre, François Fillon, a indiqué qu'un peu plus de 30.000 fonctionnaires ne seraient pas remplacés en 2009. Vous n'atteindrez donc pas encore tout à fait la règle de non-remplacement de la moitié des fonctionnaires affirmée de manière constante depuis un an, notamment dans le cadre de la revue générale des politiques publiques ?


Nous ne remplacerons pas entre 30.000 et 32.000 départs à la retraite dans la fonction publique l'an prochain. C'est un effort considérable, le plus important jamais réalisé. Nous nous approchons de l'objectif d'" un sur deux ".

Ne soyons pas dans une optique uniquement arithmétique. Il y a des situations qui nécessitent encore des créations nettes, comme au ministère de la Justice, qui a besoin de postes supplémentaires dans l'administration pénitentiaire. A l'inverse, 55 % des départs à Bercy ne seront pas remplacés.

L'Education nationale sera, une fois encore, exonérée de l'effort demandé à la plupart des ministères...


On ne peut vraiment pas dire cela. Ne pas remplacer 13.500 postes, c'est un effort considérable. Grâce aux réformes qu'entreprend Xavier Darcos, cela ne provoquera aucune baisse de la qualité du service public de l'Education nationale.

Combien rapporteront, l'an prochain, les suppressions de postes de fonctionnaires ?


Près de 1 milliard d'euros, dont la moitié seront redistribués sous forme d'intéressement aux fonctionnaires en place.

Quelles seront les grandes priorités du budget 2009 ?


Ce projet de budget s'élabore sous une contrainte extrême. Une fois financées les charges de dette et de pension, le total des crédits est pratiquement identique, en euros courants, à celui de 2008. Ce qui signifie que nous ne pouvons même pas financer la hausse des prix... La vraie priorité budgétaire qui émerge du budget 2009, c'est, conformément aux engagements du président de la République, l'enseignement supérieur et la recherche, avec 1,8 milliard d'euros de moyens supplémentaires. Je n'en vois pas beaucoup d'autres de même rang même si la Défense à bien tiré son épingle du jeu. En plus, nous mobiliserons des ressources extra-budgétaires, en amplifiant notamment le programme des cessions immobilières. Le budget 2009 traduira aussi le Grenelle de l'environnement, notamment en matière fiscale, et accompagnera le mouvement de modernisation de l'Etat que nous avons engagée. Mon cap est clair : diminuer de 0,5 point le déficit public en 2009 pour l'amener à 2 %.

 

par Mathieu LE SIRE publié dans : Actualités
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Jeudi 10 juillet 2008
Communiqués

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Un premier discours européen énergique et mobilisateur

Pour son premier discours de Président du Conseil européen à Strasbourg, Nicolas SARKOZY a impressionné l'auditoire et soulevé les applaudissements sur tous les bancs du Parlement européen par un grand discours d'énergie européenne.

En parlant haut et fort, au nom de toute la famille européenne, il a montré sa capacité de rassembler très largement autour des priorités proposées par la présidence française de l'Union européenne: la lutte contre le changement climatique, la mise en œuvre d'une politique commune de l'immigration, la sécurité alimentaire et l'établissement d'une défense européenne.

Un moment ébranlés par la crise économique mondiale et la crise politique provoquée par le "non" irlandais, les dirigeants et les élus européens montrent qu'ils sont prêts à se remobiliser pour rattraper le temps perdu et répondre aux attentes et aux inquiétudes de nos concitoyens.


Alain LAMASSOURE
Secrétaire national en charge des Affaires européennes

Communiqué du 10 juillet 2008

par Mathieu LE SIRE publié dans : Actualités
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Mercredi 9 juillet 2008
Communiqués

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L'UMP demande à Ségolène Royal de s'excuser des propos qui ont certainement depassé sa pensée...

L’indignation totale que les insinuations calomnieuses de Madame ROYAL tenues sur France 2 mardi 8 juillet ont provoqué auprès d’une très grande majorité de Françaises et de Français ne peuvent que porter atteinte à son propre crédit et à sa propre image déjà bien ternis à l’issue de ses réflexions insensées lors de la libération d’Ingrid BETANCOURT.

Trop c’est trop, même aux yeux de nos concitoyens les plus indulgents ou proches de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle qui ne peuvent plus défendre l’indéfendable.

L’attitude la plus simple et la plus digne serait que Madame ROYAL présente publiquement ses excuses à l’endroit de tous ceux qu’avec ses propos elle a diffamés. Je l’y invite expressément mais sans illusion aucune, l’humilité ne semblant pas être un sentiment capable de l’effleurer.


Dominique PAILLE
Porte-parole


Communiqué du 9 juillet 2008

par Mathieu LE SIRE publié dans : Billet d'Humeur
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Mercredi 9 juillet 2008
Actualités

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Donner un nouvel élan au tourisme français
Si la France est toujours la première destination touristique mondiale, elle a en revanche perdu de la vitesse en ce qui concerne les bénéfices générés par le tourisme. C’est pourquoi Hervé Novelli a présenté un plan d’action pour dynamiser ce secteur, le 19 juin dernier, lors des Assises nationales du tourisme.

Depuis plusieurs années, les pratiques du tourisme ont beaucoup évolué. Le rôle d’Internet et l’émergence de nouvelles destinations ont contribué à ce changement, imposant des offres toujours plus diversifiées, à des tarifs toujours plus compétitifs. 

Face à cette réalité, l’offre touristique française doit se moderniser. En effet, le secteur du tourisme qui est le premier de l’économie du pays, donne des signes de fragilité. Au niveau des recettes touristiques par exemple, la France n’occupe plus que le 3ème rang mondial depuis 2002 derrière les Etats-Unis et l’Espagne. Des efforts dans ce sens permettront d’accroitre la contribution du tourisme à la croissance de la France et à la création d’emplois. 

Pour cela, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, a engagé un véritable plan d’action, articulé en quatre axes majeurs :


Rénover l’hébergement

Les critères de classification des hôtels qui sont en vigueur actuellement datent de 1986. D’où la nécessité de les actualiser, notamment pour aligner la France sur les classements internationaux et parvenir à une montée en gamme de l’hôtellerie française. Ainsi, d’ici 2012, une cinquième étoile « palace » sera créée, et il n’y aura plus d’hôtels « 0 étoile », la classification commençant à une étoile.


Mettre en valeur les régions françaises

Le tourisme en France est aujourd’hui encore très concentré sur Paris et sa région. Pour le dépolariser, l’accès à l’ensemble du territoire sera facilité, par le développement des « low costs » pour les transports aériens et de la grande vitesse pour les transports ferrés.
 Des événements thématiques ponctuels comme des expositions ou des manifestations sportives seront favorisées dans les régions, afin d’inciter les touristes à les découvrir.

Enfin, une plateforme unique sur internet centralisera toutes les offres touristiques du territoire, publiques comme privées. Véritable vitrine du tourisme français, elle permettra de renforcer les moyens et les services technologiques, pour une meilleure diffusion et une meilleure commercialisation des offres. 


Améliorer l’accueil des touristes internationaux

Actuellement, seuls 20% des touristes s’estiment bien accueillis en France, contre 30% en Espagne, selon une étudie Ipsos 2007.
Il y a donc beaucoup d’efforts à faire pour améliorer l’image de notre pays en la matière. Il s’agit donc d’améliorer la formation du personnel pour valoriser la profession et adapter ses compétences face à une clientèle de plus en plus exigeante. Un « Erasmus du tourisme » sera créé, qui permettra des échanges en vue de formations qualifiantes avec des pays voisins. Le Gouvernement espère ainsi professionnaliser un secteur qui fonctionne encore avec beaucoup de contrats saisonniers.

Par ailleurs, l’attribution de visas de tourisme sera facilitée, afin d’étendre les possibilités pour les touristes étrangers de choisir la destination France. Hervé Novelli travaillera avec le ministère des affaires étrangères et de l’immigration pour fluidifier et accélérer leur délivrance, pour le tourisme de loisir et d’affaires. 


Créer une marque « France »

Il s’agit d’établir une véritable politique de promotion de la destination France, de ses valeurs, ses services, dans le cadre d’une démarche unifiée, afin d’augmenter les recettes touristiques et d’harmoniser l’image de la France partout dans le monde. Car contrairement à d’autres pays, la France ne dispose pas d’unité de communication, d’un identifiant rassembleur derrière lequel l’offre locale peut se ranger. Cette marque symbole aura pour logo une Marianne en mouvement qui illustrera le dynamisme du pays, et pour signature « Rendez-vous en France » déclinable pour toutes les destinations. Enfin, un site internet dédié « France.fr » sera développé, comme support de ce marketing ciblé.

***

Hervé Novelli présentera avant la fin de l’année un « projet de loi Tourisme » en Conseil des ministres, qui mettra en œuvre les dispositions législatives de ces réformes.
Parallèlement, dans le cadre de la présidence française de l’UE, un grand Forum européen du tourisme se tiendra à Bordeaux les 18 et 19 septembre prochain en liaison avec les représentants de l’Industrie européenne du tourisme.

par Mathieu LE SIRE publié dans : Actualités
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Mercredi 9 juillet 2008
Communiqués

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Nicolas Sarkozy à Pékin pour les JO : une décision sage et constructive

Le Président de la République française, Président de l'Union européenne, en décidant de se rendre en Chine pour l'ouverture des Jeux Olympiques montre une nouvelle fois sa volonté de dépasser les polémiques pour adopter une attitude constructive; celle-ci est seule à même d'aider à l'aboutissement du dialogue entamé entre les autorités chinoises et les représentants du Dalaï-lama.

Si l'Europe peut être un facilitateur de dialogue et de paix, elle ne doit surtout pas céder à la tentation de la démagogie. La France et l'Europe ne doivent pas oublier qu’il y a une vie après les JO et que toute attitude méprisante à l'égard d'une puissance comme la Chine serait une incitation au durcissement de ses rapports avec le Tibet après l’évènement.

Chacun doit donc adopter une attitude responsable plutôt que de se laisser aller à des déclarations intempestives qui sont la voie de la facilité là où la situation exige de la fermeté et de l'ouverture.


Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Secrétaire national à l’économie

Communiqué du 8 juillet 2008
par Mathieu LE SIRE publié dans : Actualités
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